Maman poule et bébé œuf, réflexion sur la maternité #belgomums

Un ornithologue m’a récemment expliqué que si les oiseaux pondaient des œufs, c’était parce que, autrement, la maman oiseau ne pouvait pas voler avec le poids de son oisillon dans son giron. Du coup ça pond et l’œuf reste bien au chaud dans son nid pendant que maman va faire son taf de maman oiseau.

Vous allez me dire que je fais sans doute une overdose d’hormones mais je vous assure, l’œuf et la poule, c’est le sujet du mois de #belgomums en vue de la jolie fête de Pâques. Cette métaphore m’a donné sujet à réflexion vu que cela fait 7 mois que j’abrite un poussin dans mon corps. 

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Des expressions populaires  à la chanson, les mots soulignent souvent cette comparaison de la grossesse avec la vie des gallinacés ou de leurs copains ailés: elle attend un kinder surprise, elle va bientôt pondre, du ptit rossignol qu’elle couve (Renaud).

Au-delà de ces aspects poétiques, merci bien, j’ai tout de même un bémol à apporter. Parce que moi contrairement à maman poule, il n’est pas question de laisser mon œuf dans un nid sous une couche de duvet pour aller caqueter avec les copines, séduire le coq ou picorer mes graines de lin bio. Non non, ce serait trop facile, et comme nous on peut pas voler (du moins pas encore), ben on garde l’œuf ou placenta dans le bidou.

Résultat: 9 mois où nos corps ne nous appartiennent plus du tout, on devient un four gestationnel, une fabrique à poussins, lampe chauffante et repas livrés inclus. Un all inclusive de la création en somme. Sans parler des symptômes et autres effets collatéraux qu’on s’empresse d’oublier si comme moi, on tente l’aventure une seconde fois ou pire 😉

Car après l’annonce qui nous donne des ailes, on en perd quand même ses plumes.  On lutte becs et ongles contre les nausées, on attrape une cervelle d’oiseau. Les émotions s’emballent, tantôt on siffle comme un merle pour ensuite donner des noms d’oiseaux à l’homme. Après l’appétit de moineau du premier trimestre, on attrape un appétit d’Autruche. On bat de l’aile bien souvent, on se sent comme le dindon de la farce.

Mais c’est surtout fière comme un paon que petit à petit on lui prépare son nid à notre poussin. En imaginant déjà que dans quelques temps il volera de ses propres ailes. Attention, on sourit, on ne bouge plus, le petit oiseau va sortir! Chouette, non?

Signé une maman poule.

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Source photos: Pinterest

 

 

 



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